21 novembre. – Tableaux faux.
Nos ministres se sont cotisés et ont donné à Clemenceau un Daumier, une scène de Don Quichotte. Deux de nos meilleurs experts, Georges Bernheim et Hessel, auxquels le tableau fut présenté, m’assurent qu’il est faux (1).
Aujourd’hui, à la vente de Némès, un sujet hongrois, on a vendu trois faux Van Gogh (Francs : 7 200,4 800,18 000) et un vrai Renoir (Francs : 22 000) mais tellement retouché qu’il ne vaut guère mieux que les Van Gogh.
23 novembre. – Vente du vicomte de Curel.
Par suite de décès et de partage entre trois enfants. Les héritiers ont cru un moment qu’ils étaient ruinés, leur fortune se trouvant en Alsace-Lorraine. La collection se compose d’une soixantaine de numéros. Georges Petit me raconte que Curel, un jour, est entré chez lui et lui a dit : « Je veux acheter des tableaux, conseillez-moi. » Il lui vendit aussitôt le Corot : Le Lac de Terni pour cent vingt mille francs (n° 1).
C’est le plus gros prix qu’il ait jamais donné après le Chardin (n° 23) : La Maîtresse d’école qu’il a payé cent cinquante mille francs. Mais c’est Georges Sortais qui lui a vendu presque tous ses anciens et il a été choisi comme expert par la famille.
C’est le plus gros prix qu’il ait jamais donné après le Chardin (n° 23) : La Maîtresse d’école qu’il a payé cent cinquante mille francs. Mais c’est Georges Sortais qui lui a vendu presque tous ses anciens et il a été choisi comme expert par la famille.
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Note de l'éditeur
Note de l'éditeur
(1) Clémenceau l'a laissé au Louvre auquel sa famille l'a offert et notre musée national a dû le refuser car il est incontestablement faux.
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Extrait de Journal d'un collectionneur de René Gimpel - Edition Calmann-Lévy 1963
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